Sources photos : Boomers et Cie
Il y a des lieux qui ne s’approchent qu’avec délicatesse. Des lieux qui ont le cœur large et le silence habité. L’Isle- aux-Coudres en fait partie. On n’y arrive pas par hasard, mais comme on revient à quelque chose qu’on aurait perdu – une lenteur, une respiration, une lumière particulière. L’île ne vous accueille pas, elle vous reconnaît.
Au rythme des rencontres
On quitte Saint-Joseph-de-la-Rive en traversier, ce geste déjà nous arrache aux tumultes du continent. Le fleuve s’ouvre, le vent s’invite, et pendant ces quelques minutes de traversée, on sent que quelque chose se transforme. L’île se dévoile dans une pudeur tranquille, ses berges larges, ses rosiers penchés sur le temps, ses maisons qui racontent encore le courage des gens de mer et de terre.
Il faut s’arrêter à la Cidrerie Pednault, véritable emblème de l’île. On y goûte des cidres fins, des gelées de pommettes, des alcools tirés d’amélanchiers et pommiers, mais surtout un savoir-faire enraciné dans l’histoire familiale et insulaire. L’arbre, ici, est plus qu’un symbole : c’est un legs sur 9 génération. Source ;Boomers & Cie Ici, rien ne presse. Tout prend racine. On roule lentement sur les 2 routes bordées de champs, de galets et de vergers, en laissant nos urgences s’effriter au passage. Chaque détour est une découverte, chaque arrêt, un rendez-vous.

Il faut s’arrêter à la Cidrerie Pednault, véritable emblème de l’île. On y goûte des cidres fins, des gelées de pommettes, des alcools tirés d’amélanchiers et pommiers, mais surtout un savoir-faire enraciné dans l’histoire familiale et insulaire. L’arbre, ici, est plus qu’un symbole : c’est un legs sur 9 générations.


Un peu plus loin, le restaurant Corylus, en front de fleuve, propose une cuisine inspirée du territoire avec accords mets et vins. On y mange avec plaisir et gratitude.
Il faut aussi prendre le temps d’entrer dans l’univers sensible de Charlotte, la boutique de Pascale Perron, artiste et créatrice, qui célèbre la beauté du quotidien à travers des objets faits main, des tissus doux et des trouvailles choisies avec soin.
À deux pas de là, La Fabrique, son café cofondé avec sa cousine Carol-Anne Pednault, est un lieu vivant où l’on savoure un espresso en regardant les bleus du fleuve sur la terrasse, où l’on jase, où l’on ralentit. Et il y a 1603, la boutique de Guylaine Audet, vibrante d’identité locale avec ses crèmes, serum, infusions, savons faits avec les fleurs emblématiques de l’île… tout y respire l’authenticité et le regard attentif porté sur les beautés de l’endroit.

Des activités à vivre
Oui, il y a les tours en quadricycle, les galets de la Pointe de l’Islet, les couchers de soleil qui brûlent les marées, les vieux moulins qui grincent avec noblesse mais ce que l’on retient, c’est cette chaleur humaine, cette manière d’être ensemble avec le coeur sur la main.
On repart de l’île avec du vent dans les cheveux, un calme neuf et ce sentiment rare d’avoir touché, ne serait-ce qu’un instant, à quelque chose d’essentiel.















