Si un jour la démence m’atteint, j’aimerais que mes proches gardent ces mots près d’eux. Qu’ils les lisent, s’en imprègnent et s’y réfèrent lorsque tout devient flou.

- Accueillez-moi avec douceur.
Quand vous entrez, dites simplement votre prénom. Ne me demandez pas si je vous reconnais : cela peut m’angoisser et me déstabiliser. - Rejoignez-moi dans mon monde.
Si je parle d’une réalité qui vous semble inexacte, ne me corrigez pas. Accompagnez-moi plutôt là où je suis, car c’est là que je me sens en sécurité. - Ne contredisez pas mes perceptions.
Ma réalité peut être différente de la vôtre. Me ramener brutalement à la vérité risque d’accentuer ma confusion. - Ne prenez rien personnellement.
Si je ne vous reconnais pas ou si mes paroles sont étranges, ce n’est pas un rejet. Mes sentiments, eux, sont toujours là. - Préservez ma dignité.
Avant de faire à ma place, laissez-moi essayer. Adaptez plutôt les choses pour que je puisse rester autonome le plus longtemps possible. - Offrez-moi votre présence avant vos explications.
Quand je suis perdu·e ou anxieux·se, votre calme, votre écoute et un simple geste de tendresse comptent plus que des mots. - Parlez-moi avec respect.
Je reste un adulte. Évitez toute infantilisation, même avec les meilleures intentions. - Ravivez ce que j’aimais.
Mes passions peuvent encore exister. Aidez-moi à les retrouver, même différemment. - Faites appel à mes souvenirs heureux.
Invitez-moi à raconter le passé. Il m’est parfois plus accessible que le présent. - Cherchez le sens de mon agitation.
Si je suis agité·e, c’est qu’un besoin s’exprime autrement : inconfort, douleur, peur… Essayez de comprendre. - Traitez-moi avec humanité.
Offrez-moi la patience et la bienveillance que vous aimeriez recevoir à ma place. - Anticipez mes besoins.
Je peux ne plus savoir exprimer ma faim, ma fatigue ou mon inconfort. Soyez attentifs aux signes. - Incluez-moi dans les échanges.
Même silencieux·se, je peux entendre. Parlez-moi directement, avec respect. - Prenez soin de vous aussi.
Vous avez le droit de vous reposer et de demander de l’aide. Vous faites déjà beaucoup. - Continuez à venir me voir.
Même si je ne le montre pas toujours, votre présence m’apaise et me relie au monde. - Faites preuve de patience face à mes erreurs.
Mes oublis et confusions ne sont pas volontaires. Accueillez-les avec indulgence. - Faites-moi écouter de la musique.
Les chansons que j’aimais peuvent encore me toucher profondément. - Respectez mes gestes.
Même s’ils semblent étranges, ils ont un sens pour moi. Accompagnez-les sans me brusquer. - Ne m’excluez pas.
Je ressens encore la joie d’être entouré·e. Continuez à m’inclure dans les moments de vie. - N’oubliez pas la force du contact.
Un sourire, une main posée, un regard bienveillant peuvent tout changer. - Souvenez-vous de qui je suis.
Au-delà de la maladie, je reste moi-même — avec mon histoire, mes émotions et votre amour.
Partagez ces mots en soutien aux personnes atteintes de troubles cognitifs et à celles et ceux qui les accompagnent avec patience et humanité.
Le saviez-vous ? Les conseiller.e.s Accès Résidences accompagnent gratuitement les personnes atteintes de troubles cognitifs et leur famille dans la recherche d’un milieu de vie adapté www.accesresidences.com



















