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Avec l’automne, plusieurs pensent que le jardin demande une grosse préparation pour entrer dans l’hiver mais qu’en est-il vraiment ?
Ah, l’automne. Les arbres flamboient, les enfants ramassent des feuilles, les écureuils s’affairent… et vous, vous vous demandez peut-être s’il ne faudrait pas vous retrousser les manches dans le jardin ? La réponse, c’est… pas forcément. Oui, vous avez bien lu. Car si l’été est la saison des bras nus et des tuyaux d’arrosage, l’automne, lui, est le terrain de jeu favori du jardinier paresseux. Et qu’on se le dise : paresseux ne veut pas dire négligent, mais malin. Malin comme un renard qui souhaite hiberner dans ses pantoufles. Voici donc quelques bons gestes — ou non-gestes, dirait notre regretté jardinier paresseux : Larry Hodgson — pour jardiner (sans trop transpirer) une fois septembre venu.
Les feuilles tombent ? Tant mieux !
Vous pensiez les ramasser à la pelle ? Mauvaise pioche. Le jardinier paresseux les laisse au sol, en paillis naturel. Elles protègent les racines, nourrissent la terre, et abritent des insectes bénéfiques, et micro-organismes utiles. Un coin de pelouse recouvert de feuilles ? Appelez ça un hôtel 4 étoiles ! Maintenant, si vous avez une trop grosse épaisseur de feuilles, il suffit de ramener l’excédent sur les plates-bandes où elles serviront de paillis puis de composte.

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Planter ? C’est maintenant ou jamais (enfin, jusqu’à novembre)
Le sol est encore tiède, la pluie revient, plus fréquente et les racines peuvent, alors, tranquillement s’installer. C’est le moment de diviser plusieurs fleurs et de planter, bulbes, ail, arbres, arbustes, vivaces. Ils feront leur vie pendant que vous faites la vôtre. Choisissez des plantes locales, rustiques, autonomes… comme vous.
e saviez-vous ? Le terme « jardinier paresseux » désigne un style de jardinage qui mise sur la simplicité, le
respect de la nature et le moindre effort pour un maximum de résultats. Une philosophie du jardinage
popularisée par Larry Hodgson, horticulteur québécois.
Le saviez-vous ? Le terme « jardinier paresseux » désigne un style de jardinage qui mise sur la simplicité, le respect de la nature et le moindre effort pour un maximum de résultats. Une philosophie du jardinage popularisée par Larry Hodgson, horticulteur québécois.

Couper ou ne pas couper ?
Les jardiniers et jardinières d’aujourd’hui privilégient la nature dans son aspect bucolique. Les tiges sèches, les graines, les fleurs fanées : gardez-les. Elles donnent du cachet au jardin d’hiver avec les premiers givres et nourrissent les oiseaux. Le jardinier paresseux taille après le bal, pas pendant. Vous aussi, vous méritez une valse lente qui vous conduit de l’automne à l’hiver. Et puis, avouez-le : il y a quelque chose de beau dans ce désordre poétique.
Ne toucher à rien (parfois, c’est ce qu’on fait de mieux)
À l’automne, le jardin entre en dormance. Suivez son exemple : ralentissez. Inutile de retourner la terre (le sol déteste qu’on lui chatouille les vers), inutile de stresser pour les « nettoyages » de fin de saison. Ce que vous laissez tranquille reviendra plus fort. Et plus fleuri.
Profiter. Voilà le vrai travail
L’automne, c’est aussi la saison du banc dans le jardin, du pull doux, du thé fumant. C’est le moment de regarder les nuages passer, les oiseaux picorer, les couleurs s’éteindre doucement. Pas besoin d’être productif pour être heureux dans son jardin.


Laisser du temps au temps
Faites-en moins. Votre dos, votre temps… et votre jardin vous diront merci. Et souvenez-vous, comme dirait le jardinier soucieux de respecter le rythme du vivant :
« Si une plante exige trop de soins… plantez autre chose. »
Eh oui cela traduit que le milieu dans lequel on l’a placée ne correspond pas à son univers idéal. Privilégiez toujours les plantes qui sont adaptées aux conditions hivernales, à votre zone et à votre type de sol. Avec les nouvelles connaissances en biologie des plantes, de plus en plus de jardiniers privilégient observation, adaptation, interventions réfléchies. Vous avez passé votre vie à courir. Maintenant, l’automne, marchez tranquillement. De préférence… entre deux massifs pas trop bien « nettoyés ».












