Vous prenez un verre de vin au souper ou peut-être un joint de cannabis pour mieux vous dormir ? Bien des gens font de même ! Ces habitudes, comme toutes les autres, exercent une influence sur notre santé et notre bien-être. Et pourtant, beaucoup hésitent à en parler à leurs proches ou au personnel de la santé, de peur d’être jugés. Cette gêne, elle, n’est pas anodine.

L’âge et les idées préconçues : un double poids

En vieillissant, on peut être confronté à des préjugés liés à l’âge. Quand ils s’ajoutent à ceux entourant le cannabis et l’alcool, le regard des autres peut devenir lourd à porter.

« Les personnes de mon âge ne devraient pas boire ou fumer. ». Vous reconnaissez-vous dans cette pensée ?

La croyance qu’il est négatif pour les personnes plus âgées de consommer se construit souvent sans que l’on s’en rende compte, alimentée par l’éducation, les médias ou l’entourage. Certaines personnes qui souhaitent en parler pourraient éviter le sujet par peur d’être jugé, même quand le besoin est présent.

Pourquoi en parler, même si tout va bien ?

Parce que les effets de l’alcool et du cannabis se transforment avec l’âge : le corps élimine ces substances plus lentement, la tolérance diminue et les risques liés à certains médicaments ou maladies existantes augmentent. Ce qui semblait avoir peu de conséquences à 40 ans peut en avoir davantage à 60 ou 70 ans. Les spécialistes de la santé peuvent vous informer à ce sujet.

Ouvrir le dialogue

Parler du sujet avec ses proches ou le personnel de la santé peut être aidant pour plusieurs et faire une réelle différence.

Si vous souhaitez en discuter, pour vous ou pour un proche :

  • Info-Santé 811
  • Drogue : Aide et référence : 1 800 265-2626

Plusieurs outils sont également disponibles sur notre site Internet, au aspc.qc.ca/aines.

ASPQ
ASSOCIATION POUR LA SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC


Cet article s’inscrit dans le cadre du projet Cannabis et alcool : soutenir des choix éclairés chez les personnes aînées de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), en collaboration avec les Directions de santé publique de la Montérégie et de la Capitale-Nationale et l’Institut universitaire sur les dépendances. Il vise à mieux comprendre les réalités entourant l’usage de cannabis et d’alcool chez les personnes aînées.

texte de : L’ASSOCIATION POUR LA SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC